Doha, un cycle qui ne tourne pas rond

L’organisation mondiale du commerce (OMC), et avant elle le GATT (General agreement on tariff and trade), son ancêtre né en 1947, fonctionne par cycles. Ils durent généralement quelques années seulement, et ont des objectifs précis : la plupart du temps, il s’agit de réunir tous les membres de l’OMC autour de la table pour apporter un peu de libéralisme aux échanges internationaux.

Les objectifs du cycle de Doha, le dixième depuis 1947, ne dérogent pas à la règle : les pays en développement doivent ouvrir leurs frontières aux activités de service des pays développés (secteurs bancaire, financier, assurances, etc.). En contrepartie, ceux-ci font de même pour les produits agricoles des pays pauvres, en arrêtant les énormes subventions qu’ils distribuent à leurs agriculteurs.

Débuté à Doha, au Qatar, en novembre 2001, ce cycle devait s’achever en quatre ans seulement. Mais aucun accord global n’a pu être trouvé, et en 2006 les discussions ont cessé, et les 125 nations concernées ont laissé sombrer le cycle de négociations. C’est le premier véritable échec de l’OMC, et du GATT avant elle.

La raison essentiel de l’impasse actuelle est le refus de certains grands pays, les Etats-Unis en tête, d’arrêter les subventions allouées à leurs agriculteurs, condition sine qua non au retour des pays en développement autour de la table des négociations.

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