Total : la grève s’arrête… sauf à Dunkerque

Les salariés de Dunkerque poursuivent la grève

La journée de négociations du mardi 23 février a porté ses fruits. Toutes les raffineries ont décidé de reprendre le travail. Toutes ou presque puisque celle de Dunkerque est toujours en grève.

C’est justement à la raffinerie des Flandres de Dunkerque qu’avait débuté le mouvement qui faisait planer la menace de pénurie d’essence sur la France. Les 380 salariés du site s’étaient mis en grève le 12 janvier dernier pour protester contre l’absence d’information sur leur avenir. Dans la foulée, les autres raffineries françaises du groupe avaient décidé de débrayer par solidarité. Le mouvement aura finalement été de courte durée. Total s’engageant à ne pas fermer de raffinerie dans les 5 ans en France, presque tous le monde a repris le travail. La dimension politique du mouvement, le PDG de Total, Christophe de Margerie a été convoqué à l’Elysée, a sans doute plus pesé dans la balance que le risque de pénurie d’essence. Au plus fort de la crise, mardi, seules 249 stations-services sur les 2 600 que compte la France étaient en pénurie d’au moins un carburant. Cette reprise du travail n’est pas non plus surprenante dans la mesure où, en pleine période électorale, le gouvernement ne pouvait prendre le risque de laisser le conflit s’envenimer.

Pourtant, il n’y a toujours aucune certitude pour l’avenir des salariés de la raffinerie des Flandres. « Nous ne sommes pas pleinement satisfaits des conclusions de la négociations de mardi qui ne confirme pas le redémarrage de notre outil de travail », explique Patrick Leclaire, le délégué FO. Certes, il n’y aura pas de licenciement sec, mais nous risquons d’être reclassés aux quatre coins de la France. » Des conditions jugées inacceptables qui ont poussé les salariés à voter la prolongation de la grève.

Une grève par solidarité… mais pas trop

« Il y a eu des avancées positives pour certains, sur la pérennisation des autres sites, mais le mot pérennisation n’a aucune valeur, peste le délégué SUD, Philippe Wullens, qui a participé aux négociations. Pour les salariés, ça veut dire vous êtes en CDD pour cinq ans… et après ? » Une manière aussi pour le délégué de s’interroger sur cette grève par solidarité. Les autres raffineries attendaient surtout des garanties les concernant. Une fois obtenues, le cas de celle de Dunkerque est tombé aux oubliettes. Du coup, la situation ne devrait que peu évoluer jusqu’au 8 mars, date du comité central d’entreprise qui statuera sur le futur de la raffinerie des Flandres. Seule certitude, avec la fin du mouvement dans les autres raffineries, les salariés dunkerquois se trouvent dans une position délicate.

Nicolas Lemonnier

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